Développement culturel

Une volonté politique forte : la culture comme levier de développement local

     La Communauté de Communes du Rouillacais, dès sa création en fin d’année 1992, s’est engagée résolument dans une démarche de projet de territoire. Le diagnostic partagé entre élus, groupes socio-professionnels, habitants, dressait le constat d’un mouvement de dépopulation du territoire, un territoire rural à vocation agricole. Les élus décident alors d’inverser cette logique dans le cadre d’un projet global de développement comportant d’une part un programme ambitieux de rénovation de l’habitat ancien à usage locatif social, d’autre part un programme de développement culturel.
     En 1995, le pari est lancé : faire de la culture un levier de développement local et plus précisément développer, grâce à la culture, le mieux-être des habitants et l’attractivité du territoire non seulement en proposant la même qualité d’offres qu’en milieu urbain, mais aussi en permettant l’accès au plus grand nombre, créant ainsi une innovation en milieu rural. Cette politique se traduit par la création d’un symbole fort : le centre culturel le « Vingt-Sept ».

Un rayonnement culturel historique : le théâtre gallo-romain des Bouchauds

     Le territoire a connu une période faste sous l’Empire Romain et l’on retrouve des attaches historiques au domaine culturel. En effet, adossé à une colline boisée, le théâtre gallo-romain des Bouchauds est l’un des plus importants de France grâce à son diamètre de 105 mètres de large (104 m pour celui d’Orange). Il pouvait accueillir de 5000 à 8000 spectateurs selon les estimations. Le site était avant tout destiné aux cultes, l’un des plus remarquables de la région Poitou-Charentes, comme le prouvent les vestiges d’un sanctuaire et d’un temple. Il constituait également une halte routière sur la Voie Agrippa qui reliait Saintes à Lyon.
 
     Plusieurs milliers d’années après le théâtre, la première pierre du Vingt-Sept est posée le 15 janvier 1996. Le centre baptisé le « Vingt-Sept » a été construit sur mesure à Rouillac, même s’il faut reconnaître qu’il représente une exception en milieu rural. il tient son nom du chiffre phare du Rouillacais ; c'est à cette date que se tient chaque mois de chaque année, sans interruption depuis 400 ans, une foire de plus de 500 exposants qui accueillent par toutes les saisons près de 15.000 visiteurs.

 

     Le centre culturel est un édifice à l'architecture originale et d'un coût conséquent pour une Communauté de Communes de moins de 10.000 habitants : 3,3 millions d'euros (soit à l'époque 22 millions de francs). Cet équipement dispose d'un auditorium de 320 places et d'une salle multifonctions de 900 places assises ou 1500 places debout.

      Le Vingt-Sept accueille aussi en ses murs l’Ecole Départementale de Percussion, une antenne de l’Ecole Départementale de Musique ainsi qu’une médiathèque.

L'Association de développement culturel

     La gestion du centre culturel a été confiée à « La Palène », l’association (type loi 1901) de développement culturel du Rouillacais. Composée à sa création d’un Directeur-gestionnaire et de deux intermittents, ce sont aujourd’hui 12 permanents et 3 intermittents qui oeuvrent en faveur d’une action culturelle riche et d’envergure, permettant à la population rurale du Rouillacais ainsi que des Communautés de Communes environnantes, d’avoir accès à la culture en tissant des liens sociaux forts sur ce territoire. Aujourd’hui l’association se targue d’un millier d’adhérents et fait partie d’un réseau d’ampleur nationale.
     La Palène propose une programmation riche et variée : chanteurs en vogue ou plus classiques (Marc Lavoine, Serge Lama, Olivia Ruiz), comiques (Elie Semoun, Franck Dubosc), troupes de théâtre, danse, jazz, cabaret, etc.
 

Octobre 2017

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